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SLAUGHTERED VOMIT DOLLS
2006
RÉALISATION: Lucifer Valentine
SCÉNARIO: Lucifer Valentine
AVEC: Ameara Lavey, Pig Lizzy, Maja Lee, Princess Pam et Miss Pussy Pants
L’émétophilie, ça vous dit quelque chose? Il s’agit d’une pratique sexuelle qui consiste à vomir ou se faire vomir dessus. Le réalisateur d’origine sud africaine Lucifer Valentine en est un fier adepte et tient à le partager dans Slaughtered Vomit Dolls.
SVD c’est (plus ou moins) le pacte avec le diable d’une stripteaseuse fugitive boulimique de 19 ans. Durant 71 minutes, nous sommes témoins de sa descente en enfer qui passe par la prostitution, l’humiliation, le meurtre et beaucoup de vomi. Ha oui, il y a aussi un tueur de prostitués qui se pointe à l’occasion pour crever des yeux, couper des bras, arracher des visages et vomir des litres de fluide. Est-ce que j’ai mentionné le vomi ?
Il n’existe pas de bonne raison de vouloir voir SVD, sauf peut-être si vous êtes extrêmement curieux, comme moi. Il s’agit du film le plus dépravé que j’ai vu et croyez-moi, j’en ai vu plusieurs. J’ai eu beaucoup de difficulté à passer au travers. Oui, parce que c’est assez troublant (j’arrivais presqu’à sentir l’odeur à travers l’écran), mais surtout parce que c’est exténuant. On ne regarde pas SVD, on le subit. Ce n’est ni plus ni moins qu’un enchaînement d’images de débauche accompagné de sons et de murmures incompréhensibles, dans un montage extrêmement chaotique qui à mon avis, traverse la mince ligne entre l’art et la perversion.
Afin de décourager la lueur de curiosité qui vous habite en ce moment, permettez-moi d’inclure ce qui pourrait être considéré par certains comme un "spoiler". Vers la moitié du film, alors que nous assistons à l’un des meurtres, le tueur démembre le bras de sa victime (assez bien fait, soit dit en passant) et se sert de ce même bras pour se faire vomir. Il vomit alors sur le bras amputé, à côté du bras amputé, sur le bras placé sur un bac de carton improvisé et encore à côté du bras. Le tout dure environ trois minutes. Disons que j’avais hâte qu’il passe à autre chose.
J’ai des sentiments forts confus face à SVD. D’un côté, j’ai été choqué, il n’y a pas de doute. Comme c’est ce que j’attends d’un film d’horreur de confrontation, ça devrait compter comme un pouce en l’air pour le film. De plus, les effets spéciaux sont vraiment bien conçus, ce qui pour un "gorehound" comme moi, est toujours fort apprécié. Mais SVD n’est pas un bon film. Ce n’est qu’un exercice dans la crasse et le dégoût qui s’adresse d’avantage aux vrais adeptes de vomissure qu’aux fans d’horreur. Même si je confondais parfois le jeu de la jeune Ameara Lavey à la réalité (ce qui prouve un talent d’acteur certain), je n’ai jamais adhéré au film ou même été effrayé, simplement dégouté.
Slaughtered Vomit Dolls est le premier volet d’une trilogie intitulée "Vomit Gore Trilogy" par Lucifer Valentine (qui est lui-même un émétophile sataniste avoué). Reste à voir si je serai capable d’en visionner le deuxième volet. Unearthed Films va certainement donner un gros coup de main côté popularité et accessibilité à cette perversion digitale, mais ne la rendra pas meilleur.



• August Underground’s Mordum (2003)
• Philosophy Of A Knife (2008)
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