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A PERFECT GETAWAY
2009
RÉALISATION: David Twohy
SCÉNARIO:David Twohy
AVEC: Steve Zahn, Milla Jovovich, Timothy Olyphant, Kiele Sanchez et Marley Shelton
Le nouveau film de David Twohy (The Arrival, Below) est con, prévisible, débile, sans originalité, arrangé avec le gars des vues, pas crédible pour 5 cents… mais bordel qu’A Perfect Getaway est justement ça... une escapade parfaite pour notre cerveau!
Cliff et Cydney sont deux nouveaux mariés venus vivre leur lune de miel à Hawaii. En chemin vers une randonnée menant a une plage de rêves, ils apprennent qu’un autre couple marié s’est fait assassiner sur une autre île non loin de là. Ils feront également la rencontre de deux autres couples : Kale et Cleo, qui semblent être deux maniaques, ainsi que Nick et Gina, avec qui ils se lieront d’amitié. Nos deux héros les suspecteront tour à tour d’être les dit tueurs. À qui Cliff et Cydney doivent-ils faire confiance et réussiront-ils à survivre à cette lune de miel d’enfer?
A Perfect Getaway est loin d’être un film parfait. Il possède tout les défauts que j’ai nommés plus haut, mais c’est justement ça qui en fait un film si divertissant, car il ne se prend pas au sérieux et l’assume pleinement. Le scénario de David Twohy pourrait provoquer mille et une discussions, mais il est subtilement évident que son intention est de faire un texte qui joue délibérément avec le spectateur de la façon la plus simple possible. Un terme anglais est parfait pour résumer ceci: « a mind fuck game ». Son scénario est d’ailleurs bourré de clichés et de revirement ridicules et incessants, mais Twohy s’en sert plutôt pour en rire et jouer avec le spectateur. D’ailleurs, à plusieurs reprises dans le film, Twohy laisse bon nombre d’indices à propos de son punch final et de ce qui va se passer.
Sans donner trop de détails, le revirement final, techniquement, ne fonctionne pas. De plus, Twohy nous balance en pleine figure une scène explicative de près de dix minutes nous expliquant le pourquoi du comment. Mais lorsqu’on comprend la raison de cette scène, ça passe ou ça casse avec le spectateur. Soit que l’on accepte tout cela, ou qu’on crie haut et fort « Ah, come on!!! ». Même si le critique en moi n’arrivait pas à croire se qui se passait, je me suis laissé charmer quand même, surtout que le reste du film vaut définitivement la peine de ce twist ridicule.
En général, la réalisation de Twohy est bien correcte et nous offre de magnifiques paysages. Mais, à mon avis, ses meilleures scènes se trouvent vers la fin, lorsque l’action commence vraiment. Le tout nous est présenté de façon extrêmement énergique, avec des plans-séquences rapides, dont une scène de poursuite à pieds qui ressemble à un mélange entre un manga et une scène de 24 sur l’acide! Un pur délice. Les scènes d’actions ont parfois tendance à posséder trop de ralentis pour intensifier le tout, mais cela donne quand même droit à de beaux petits moments.
En gros, Timothy Olyphant (Scream 2, Dreamcatcher) EST A Perfect Getaway. Je n’ai jamais été un énorme admirateur de cet acteur, mais avec ce long métrage, je suis tombé follement en amour avec lui. Timothy possède les meilleures lignes du film et nous les livre avec un aplomb comique incroyable. Sans lui, le film n’aurait peut-être pas marché du tout, Olyphant étant un peu le tapis qui tiens la pièce ensemble.
Si quelqu’un me demandait si je lui recommande A Perfect Getaway, est-ce que je dirais oui? Tout à fait, mais pour les mauvaises raisons. Je ne pourrais jamais contredire quelqu’un qui me dit que c’est un mauvais film, je ne pourrais que lui conseiller de mettre son cerveau à "off" et de se laisser bercer par la douce musique du n’importe quoi parfaitement contrôlé.



• Un Paradis D'Enfer (version française/Québec)


• Identity (2003)
• Sleepaway Camp (1983)
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