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PANDORUM
2009
RÉALISATION: Christian Alvart
SCÉNARIO: Travis Milloy
AVEC: Ben Foster, Dennis Quaid, Cam Gigandet, Antje Traue et Cung Le
Quand on est vierge, on nous vend le sexe comme si c’était la chose la plus merveilleuse au monde et quand on y goute, c’est encore mieux que ce que l’on nous laissait croire. C’est la même chose avec Pandorum. La bande-annonce m’annonçait un film jouissif et c’est aussi bon que ce qu'elle nous vendait.
Deux membres de l'équipage d'un vaisseau spatial, Bower et Payton, se réveillent brusquement d’un profond sommeil artificiel. Ils sont seuls dans un vaisseau qui leur est inconnue, dû à l’amnésie, un effet secondaire du sommeil. En tentant de trouver un moyen d’atteindre le poste de commandement afin de découvrir qu’elle est leur mission, ils découvriront qu’ils ne sont pas seuls. De mystérieuses créatures habitent le vaisseau et traquent les êtres humains. Sans compter qu’ils doivent faire attention de ne pas être atteints par le Pandorum, une maladie mentale qui provoque la paranoïa et des hallucinations.
À quelques petits défauts prêts, Pandorum est sans contredit l’un des, nombreux, meilleurs films de 2009. Afin de passer à autre chose, débarrassons-nous tout de suite de ce qui m’a tracassé.
Le principal défaut du film est, à mon avis, ses dialogues. Durant les quinze premières minutes, tout ce que l’on entend c’est : « M’entends-tu? » et « Es-tu correct? ». Par la suite, le tout devient linéaire et banal. Être un film muet, Pandorum s’en tirerait à meilleur compte. De plus, à quelques reprises, le scénario nous sert des éléments confus et mal exploité. Par exemple, Bower tente de savoir ce qui arrivé à sa femme et tente de la retrouver dans le vaisseau. Malheureusement, cet élément de l’histoire est mentionné sporadiquement, seulement quand ça fait l’affaire. Par la suite, cette sous histoire se termine brusquement, sans vraiment conclure de façon satisfaisante. Mais bon, ce ne sont que des peccadilles sur un film autrement solide. Sinon, il faut également admettre que le scénario en général est assez faible. Les événements du film manquent parfois d’originalité, mais ce n’est pas ce qui fait la réussite du film. C’est simplement le plat d’accompagnement du film. Le genre d’accompagnement qu’on n’aime pas trop et qu’on mange en premier en se disant qu’après, on aura la paix.
Mais le plat de résistance est sans contredit le visuel du film. On dirait un heureux mélange entre Alien, The Descent, Event Horizon et le jeu vidéo Dead Space. Pandorum bénéficie d’une atmosphère sombre et ténébreuse. Cela nous plonge directement dans le film, presque comme si nous y étions. Nous avons également l’impression d’être perdus dans un vaisseau étranger. Lorsque j’écoute un film d’horreur et, qu’à la fin, j’ai mal au cou tellement j’étais tendu et stressé, c’est toujours bon signe. Voilà bien le résultat de l’incroyable intensité qu’insère le réalisateur Christian Alvart. Et ce, autant lors des scènes de combat avec les monstres que lorsque nos héros ne font qu’explorer les sombres corridors du vaisseau. L’une des scènes qui m'a le plus marquée est lorsque nos héros sont témoins du déclenchement d’une des capsules contenant un membre de l’équipage. La personne vient de se réveiller, elle est affolée et désorientée et la première chose qu’elle voit, c’est une trâlée de monstres qui s’approchent d'elle afin de la dévorer. J’ai personnellement trouvé cette scène épouvantablement épeurante. Disons qu’on est bien loin de la réalisation toute en retenue d’Antibodies, du même réalisateur.
Bien que tous les acteurs soient excellents, il y en a un qui vient bouleverser un peu l’équilibre du film, un chien dans un jeu de quilles. Il s’agit de Mr. Twilight lui-même, Cam Gigandet. Non seulement sa performance fait carrément pitiée, mais tout ce qui se passe autour de son personnage est inintéressant, ennuyant et un tantinet prévisible.
À la sortie du cinéma, moi et Dany Champagne, le rédacteur du site, avions une discussion échaudée à propos du film. J’ai adoré, alors que lui c’est ennuyé royalement. Mais en discutant, nous avons réalisé que Pandorum fait partie de ces films qui sont difficiles à décortiquer. Dany n’avait que comme argument que le film était plate alors que moi, je ne pouvais démordre du visuel. En gros, Pandorum est ce genre de long métrage que l’on aime ou déteste, point. Voilà bien pourquoi ma critique semble si simplette. Pour moi, ce film est du pur bonbon pour les yeux, tout simplement.



• Alien (1979)
• The Descent (2005)
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