The Open Door

THE OPEN DOOR

2008

RÉALISATION: Doc Duhame
SCÉNARIO: Doc Duhame
AVEC: Catherine Munden, Sarah Christine Smith, Ryan Doom, Daniel Booko et Mike Dunay

De par sa pochette DVD, The Open Door se présente comme une copie du récent thriller horrifique pour ados The Roommate. Heureusement, c’est loin d’être le cas, mais cela n’empêche pas qu’une fois le générique de fin apparu, votre patience aura été mise à dure épreuve!

Angelica est une adolescente naïve. Sa présence dans le groupe le plus populaire de son école n’est justifiée que par la bitch de l’école qui s’en sert comme faire-valoir. Alors que ses parents l’empêchent d’aller au party de l’année, la jeune fille appelle à l’émission de radio The Open Door pour déblatérer son mal de vivre. L’émission en question a une aura mystérieuse qui nourrit les légendes urbaines locales. Quiconque appelle verra ses vœux exaucés de manière tragique chuchotent les mauvaises langues. Dans un excès de rage, Angelica souhaite se débarrasser de ses amis. Alors que le party tire à sa fin, les amis d’Anjelica lui rendent une visite-surprise et sont accueilli par une malédiction qui les transforme en possédés à tour de rôle.

Il est surprenant d’apprendre que The Open Door est l’œuvre de Doc Duhame, un cascadeur réputé qui a travaillé sur des œuvres telles que Thor, Mission: Impossible 3 et Live Free Or Die Hard. Son premier film en tant que réalisateur est dénué de la moindre cascade ou de la moindre excitation visuelle ou intellectuelle. C’est un film dont on ressent la volonté des participants, mais qui est fade et ennuyeux à souhait. Le scénario aussi écrit par Duhame tourne éternellement à l’entour du pot. Plus de cinquante minutes sont utilisées pour mettre en scène le fait qu’Angelica est une pauvre victime exploitée par ses soi-disant amis. Brian De Palma n’a eu besoin que d’une minute dans Carrie pour passer son message.

Puis, il y a cette émission de radio venue de l’Enfer. C’est un concept périmé depuis vingt ans, un espèce de Pump Up The Volume à la sauce Uwe Boll. Non seulement la légende urbaine l’entourant est risible, mais la logique derrière le concept est difficilement perceptible. Un prélude servant à présenter le concept tombe aussi à plat et n’apporte rien à l’histoire. Le réalisateur tente du mieux qu'il peut de rendre le DJ effrayant. Sa voix est grave et sa silhouette imposante. Il aurait simplement étéait intéressant qu'on nous présente ce pseudo vilain d'un autre angle qu'une plongée par derrière.

Avoir été réalisé en 1991 par un Jim Wynorski, The Open Door aurait pu trouver son public. Ce cinéaste avait le don de tremper des scénarios dénués d’intérêt dans un enrobage d’exploitation et celui de The Open Door comprend plusieurs éléments qui ont fait le succès de ses meilleurs films. Un mauvais film reste peut-être un mauvais film, mais lorsqu’il est présenté avec des jeunes femmes en petites tenues qui font des partys pyjama, la pilule passait mieux! Et c’est ce qui manque au film de Duhame, un peu de couilles! Un désir de casser la monotonie.

Étonnement, le distributeur Phase 4 a mis le paquet pour promouvoir The Open Door. Le film sera disponible dans la majorité des Superclub Vidéotron du Québec, avec une version française en plus. C’est lorsque des films de ce calibre se retrouvent sur les tablettes des clubs vidéo que le cinéma d’horreur fait piètre figure auprès du grand public. L'oeuve vous ouvre peut-être bien grande la porte, mais je vous suggère fortement de décliner l'invitation!

  • Dany Champagne

  • Night Of The Demons (1988)
    Sorority House Massacre 2 (1990)

     

     
     


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