|
![]() ![]() ![]() ![]() ![]()
ONE MISSED CALL2008
RÉALISATION: Eric Valette 2008 sera une année chargée pour les adaptations de films de fantômes asiatiques. Ceux qui étaient tanné de la vague créée par The Ring et The Grudge devront s'armer de patience, puisque The Eye, Shutter et A Tale Of Two Sisters prendront l'affiche sous peu, et c'est sans compter The Grudge 3 qui est en préparation. C'est One Missed Call, remake d'un film de Takashi Miike (Audition, Ichi The Killer) qui a l'honneur de partir le bal avec un scénario qui n'est pas sans rappeler celui de Ringu. One Missed Call réitère l'obsession qu'ont les cinéastes asiatiques à mélanger les histoires de spectres à la technologie. Cette fois-ci c'est un cellulaire qui sert de médium à un esprit vengeur. Diverses personnes reçoivent des appels datés du futur dans lesquels ils s'entendent au moment de leur mort! Lorsque ces prémonitions s'avèrent réelles, Beth décide de mener son enquête, ayant elle-même reçu ce genre d'appel. Elle se lie alors d'amitié avec un policier dont la soeur est morte dans des circonstances similaires. Ensemble, ils découvriront un secret qu'ils auraient mieux fait de garder enfouit!! Si le film original de Takashi Miike était une pastiche, autant intelligente qu'effrayante, d'un des sous-genres les plus exploités, la version américaine, elle, ne fait qu'en perpétuer les clichés! Bien que la trame narrative soit sensiblement la même, celle-ci est interprétée avec beaucoup trop de retenue. Le studio a obligé le réalisateur Eric Valette à livrer un film respectant les limites de la côte "PG13" et ça parait! Disparues sont les scènes de meurtres explicitement exagérées qui ont fait la marque de commerce du film original, tout comme l'atmosphère totalement absurde d'ailleurs! Mais c'est surtout une approche trop calculée et un manque flagrant de cohésion parmi la distribution qui empêchent ce remake de surfer sur la même vague que son ancêtre sorti en 2003. Bien qu'il offre une relecture honnête du film japonais, le scénario tente trop d'apporter une logique à une histoire qui excelle pourtant dans son absurdité. Le récit est raconté avec un sérieux qui empêche les excès narratifs d'éclore. One Missed Call procure certes quelques sursauts suite à des hausses subites de son bien placées, mais jamais il n'effraie. Ceci est en partie dû au fait que le réalisateur s'apitoie trop souvent sur l'utilisation d'effets numériques autant inutiles que ratés! Il faut voir la scène avec le bébé fantôme pour constater de la piètre qualité de ceux-ci! C'est dommage, car le réalisateur démontre beaucoup de potentiel malgré les circonstances. Eric Valette, cinéaste français à qui l'on doit Maléfique, n'hésite pas à choisir des cadrages inusités et des plans audacieux, rehaussant considérablement la valeur visuelle du film. Même si ce n'est pas tout à fait accompli, on sent un désir de la part de Valette de sortir de la masse. On ne peut juste pas en dire autant de son premier film en sol nord-américain!! Il est certain que ceux qui n'ont jamais vu le film original risquent de trouver leur compte avec cette version américaine. Mais tant qu'à regarder un produit dilué, aussi bien faire l'effort de dénicher le film original. Il en vaut le détour!
| |||