Critique – Goosebumps (2015)

goosebumps

RÉALISATION: Rob Letterman
SCÉNARIO: Darren Lemke
AVEC: Jack Black, Dylan Minnette, Odeya Rush, Ryan Lee et Amy Ryan

Avis aux nostalgiques dont l’enfance a été marquée par les romans ou la télésérie Goosebumps de R.L. Stine: l’adaptation cinématographique ne comblera pas vos attentes. Par contre, il y a néanmoins beaucoup à aimer dans cette moulée Hollywoodienne.

La tâche de réunir les monstres d’une bibliographie qui dépasses les 100 tomes est revenue au scénariste Darren Lemke. Son synopsis apporte une approche méta alors que Zack, un adolescent qui vit avec sa mère, est forcé de déménager dans une petite ville, loin de ses amis. Ses états d’âmes changent lorsqu’il fait la connaissance de sa voisine, la jolie Hannah.

Par contre, il y a anguille sous roche. Son père s’avère être l’écrivain R.L. Stine, le populaire auteur des livres Goosebumps. Si l’auteur apparaît étrange, c’est qu’il cache un secret. Tous les monstres qu’il a créé sont prisonniers dans des manuscrits gardés sous clés. Bien entendu, Zack se mettra les pieds dans le pétrin lorsqu’il libérera les monstres des livres de Stine. L’auteur devra donc faire équipe avec sa fille et Zack pour libérer la ville des monstres qui peuplent ses bouquins.

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La particularité des romans Goosebumps, et par la bande la télésérie qui en a découlée dans les années 90, c’est que les histoires étaient juste assez pimentées et menaçantes pour venir titiller les peurs des lecteurs adolescents. L’adaptation cinématographique débarque avec Jack Black à son générique et un méga-budget de 85M$ dont la majeure partie est allée aux effets spéciaux CGI. Disons que l’agenda n’est pas le même. Le film se veut une comédie aux accents familiales qui se laisse gentiment regarder avec un sourire au visage, mais qui ne devrait pas soutirer le moindre frissons aux spectateurs âgées de plus de douze ans.

En effet, Goosebumps se présente mieux en programme double avec Hotel Transylvania qu’avec Friday the 13th. C’est du sous-Monster Squad au scénario précipité et fort prévisible. Le rythme de l’histoire est effréné alors que toutes les informations utiles à l’intrigue nous sont garrochées au visage dans les premières minutes et toutes les solutions sont fournies « toutes crues dans le bec » aux personnages.

Par contre, dans le style cinéma d’horreur léger, Goosebumps assure! C’est une balade en montagne russe sécuritaire, qui vous souffle pas mal de vent au visage à défaut de procurer une réelle chair de poule! Si on est loin de la marque de commerce Goosebumps, le film ne manque pas de clins d’oeil à l’univers de R.L. Stine alors qu’une pléiade des monstres qu’il a créé viennent faire leur coucou. En tête de liste se trouve le plus notoire, le pantin Slappy (Monsieur Mauvais Garçon), l’Abominable Homme des neiges de Passadena, les lutins de jardin démoniaques et la mante religieuse géante. En guise de cerise sur le sundae, nous avons droit à un caméo cocasse de Stine.

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Bien entendu, ce sont les effets CGI boostés qui priment. Et dans le circonstances, s’aurait pu être bien pire. Il faut accepter Goosebumps pour ce qu’il est pour pouvoir bien l’apprécier. C’est de la grosse poudre aux yeux typiquement Hollywoodienne. Mais c’est toujours drôle et jamais ennuyant. Les monstres sont souvent lancé dans des lieux communs où nous ne sommes pas habitués de les voir. Cela donne plusieurs scènes cocasses, comme celles du loup-garou dans l’épicerie ou de l’Homme des neiges à l’aréna!

Les personnages secondaires, quoique trop peu développés, apportent beaucoup au film. On pense entre autre à cet adolescent maladroit et trouillard du nom de Champ (joué par Ryan Lee de Super 8), à la tante du personnage principal et au duo de policiers cabochons qui réussit à rendre drôle le cliché du duo de policiers cabochons. Il faut le faire! Je ne suis pas convaincu par le choix de Jack Black (que j’adore) dans le rôle de R.L. Stine, mais sa performance n’est jamais un problème.

Nous sommes bien loin des Monster Squad, The Gate ou  Super 8, mais c’est un pas dans la bonne direction pour le cinéma d’horreur pour jeune public. Mon garçon de huit ans à trouvé Goosebumps « super cool et tu fais full le saut ». Mission accomplie en ce qui me concerne. Permettez-moi simplement de soustraire deux p’tits bonhommes sourires-sanglants de la note qu’il lui aurait accordé!

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Lorsqu'il ne s'occupe pas de ses trois petits monstres à la maison, Dany Champagne traite d'une autre forme de monstre sur Horreur-web.com, le site qu'il a créé en 2003. Il a une prédilection pour les slashers des années 80 et les films gothiques du studio Hammer.

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