Critique – The Gallows (2015)

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RÉALISATION: Travis Cluff et Chris Lofing
SCÉNARIO:  Travis Cluff et Chris Lofing
AVEC: Reese Mishler, Pfeifer Brown, Ryan Shoos, Cassidy Gifford et Travis Cluff

Que se passe-t-il avec le producteur vedette Jason Blum, créateur de la boîte de distribution Blumhouse, responsable des plus gros succès horrifiques des dernières années (Paranormal Activity, Insidious, Sinister) ? Récemment, tous les bons films auxquels son nom est attaché sont abandonnés sans publicité sur les plateformes VOD, tandis que ses navets prémâchés bénéficient de sortie d’envergure dans les cinémas!! The Gallows est un autre pas dans la mauvaise direction pour Blum. Et un gros pas vers la porte de sortie pour le style found footage!

En 1993, un accident tragique est survenu lors de la représentation de The Gallows, par la troupe de théâtre d’une école secondaire. Pour commémorer les vingt ans de l’accident qui a causé la mort d’un étudiant nommé Charlie, le professeur d’art dramatique a ressuscité la pièce. Doutant de sa capacité à jouer le premier rôle, Reese se fait convaincre par ses amis d’entrer par effraction dans l’école pour y saccager les décors à la vieille de la première. Aussitôt à l’intérieur, le groupe y est enfermé et pourchasseé par une étrange menace.

Tourné indépendamment par le duo Travis Cluff et Chris Lofing avec un budget dérisoire, The Gallows use du style found footage pour des raisons purement économiques et c’est essentiellement ce qui lui nuit.Le scénario ressemble à celui d’un slasher des années 80 (pensez à Hell Night et The Dorm That Dripped Blood) qui aurait été oublié dans un tiroir pendant trente ans, dépoussiéré, puis gratifié du filtre found footage. En 1983, The Gallows aurait été excellent avec Daphne Zuniga dans le rôle principal.

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Parce que tout dans The Gallows se prête à un bon slasher. Le scénario y suit méticuleusement les règles et la structure. Le crime du passé est là, le revirement sur l’implication du personnage principal avec l’accident aussi, tout comme le tueur dont il ne faut pas prononcer le nom à voix haute… Il ne manque que le masque de Jason! Le potentiel cinématographique est fort avec des poursuites dans les décors, l’arrière scène, les corridors de l’école déserte et les hauteurs de la scène. Même le tueur, qui traîne des cordes nouées partout avec lui, a un certain dynamisme visuel.

Mais il faut regarder tout cela à travers une caméra cheap plus désireuse de filmer le plancher que du vrai cinéma! Et cela, c’est quand les réalisateurs ne décident pas de changer le point de vue pour celui des cellulaires des personnages. Umph! Contrairement à plusieurs, je tolère encore le sous-genre, mais je ne peux pas mettre plus l’emphase sur le fait que le found footage ne sert pas à The Gallows!

Cela ne veut pas dire que la réalisation est le seul défaut du film. Le scénario, bien qu’il émule bien mon sous-genre de prédilection, n’est pas du grand art. Surtout au niveau du developpement des personnages. Personne dans The Gallows n’a le moindre charisme. Et un des personnages, Ryan, la lumière qui a eu l’idée de saccager les décors, est désagréablement imbécile! Et comme il tient la caméra pour une bonne partie du film, on doit supporter ses commentaires incessants.

THE GALLOWS

Le scénario contient néanmoins quelques éléments amusants qui empêchent de perdre totalement intérêt envers le film. Le revirement final est exécuté tout croche et donne droit à un plan qui fait grimacer, mais il n’est pas pour autant mauvais sur papier. Et l’idée que les personnages  veulent détruire les décors pour faire annuler la pièce et ainsi alléger le stress d’un des acteurs est inspirée.

Présentement, Creep, Area 51, Mockingbird, et surtout, l’excellent remake de The Town That Dreaded Sundown, tous produits par Blum, sont disponibles sur les plateformes de VOD, à l’insu de plusieurs. Gâtez-vous!!! The Gallows n’est pas le pire film de l’année, loin de là. Les adolescentes assises derrière  moi dans la salle ont eu l’air d’apprécier! Mais c’est un film ordinaire de trop à bénéficier d’un piedestal!

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Lorsqu'il ne s'occupe pas de ses trois petits monstres à la maison, Dany Champagne traite d'une autre forme de monstre sur Horreur-web.com, le site qu'il a créé en 2003. Il a une prédilection pour les slashers des années 80 et les films gothiques du studio Hammer.

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