Critique – The Guest (2014)

 

the-guest-dvd-cover-10RÉALISATION: Adam Wingard
SCÉNARIO:  Simon Barrett 
AVEC: Dan Stevens, Maika Monroe, Brendan Meyer, Sheila Kelley et Lance Reddick

Comme ceux qui ont grandi dans les années 90 au Québec, j’ai vu mon enfance peuplée de thrillers et films d’action dont le scénario est extrêmement prévisible. Ces films ont pour moi l’effet d’une couverture chaude lors d’une froide soirée d’hiver où tu reviens d’un trip de raquettes pendant 6 heures poursuivi par des loups affamés. En d’autres mots, ça me fait du bien. The Guest, c’est le réalisateur Adam Wingard (You’re Next) qui est venu me border avec cette couverture chaude avec, en prime, un petit bec sur le coco et un petit «bonne nuit».

La famille Peterson vit avec le deuil de Caleb, un des membres de la famille mort durant son service dans l’armée. Laura, la mère, est celle qui a le plus de mal à s’en remettre. Spencer, le père, n’en revient pas de s’être fait voler son poste de directeur régional par un type qui n’a pas son expérience. Luke, le jeune adolescent, se fait martyriser à l’école et Anna, la fille de 20 ans, sort avec un pusher. Tous leurs problèmes vont se régler graduellement avec l’aide de David, un ancien comparse de Caleb, qui viendra protéger la famille. Mais est-ce que David est bien celui qu’il prétend être?

Je dois commencer par dire que The Guest est extrêmement prévisible. Vous avez vu The River Wild avec Kevin Bacon ou bien The Boys Club? Vous avez vu The Guest. Ce genre de film où un parfait étranger acquiert la confiance des protagonistes pour finalement se révéler comme étant le plus méchant des méchants n’est pas inconnu à la bibliothèque cinématographique des années 90. C’est classique, mais, lorsque bien fait, c’est bon. Je me suis même surpris à marmonner les prochaines répliques du film par moment. Pour citer un des moments prévisibles du film, je peux bien vous parler du moment où David donne un couteau à Luke pour qu’il puisse se défendre contre ceux qui le persécutent. Tous ceux qui ont déjà vu un des films mentionnés plus haut sauront qu’est-ce qu’il advient du couteau.

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Le scénario de Simon Barrett et la réalisation d’Adam Wingard restent classiques et empreints de clichés durant les premiers ¾ du film. David gagne la confiance de la famille en allant de plus en plus loin dans les limites de l’acceptable. À chaque fois qu’il est seul, son visage souriant devient menaçant. Un des personnages se doute que David n’est pas très net.

En ce moment, vous devez vous demander «Pourquoi ce film est-il critiqué sur Horreur-Web alors qu’il s’agit d’un simple thriller?». La réponse est dans les dernières 20 minutes. The Guest vire alors en slasher avec Anna comme final girl. À partir de ce moment, le film tombe dans une petite folie absurde, mais tellement amusante. L’action se déroule alors dans le labyrinthe d’Halloween de l’école publique du coin. Ce labyrinthe est énorme et doit être plus dispendieux que l’école elle-même. Aussi, la scène finale est convenue, mais Wingard nous colle le sourire avec la dernière phrase dite. C’est exactement ce que je dirais dans cette situation.

La musique doit également être mentionnée. Composée par Steve Moore, elle est très semblable aux autres films de Wingard. Cela accentue le côté horreur peu présent dans le long-métrage.

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Finalement, niveau performance des acteurs, c’est plutôt partagé. Dans le rôle de David, Dan Stevens fait un bon travail. Au départ, je croyais qu’il avait été choisi pour son physique, mais, à partir du moment où son personnage est révélé et qu’il se déchaîne, il est hyper amusant et semble à l’aise dans son rôle. Maika Monroe et particulièrement Brendan Mayer sont très bons dans le rôle des enfants. Par contre, Sheila Kelley et Lelan Orser incarnent les parents de manière peu convaincante. Ils semblent s’emmerder et c’en est plus que dommage. Dans le rôle du major poursuivant David, Lance Reddick (Fringe) joue comme s’il était dans un film de série B. C’est étrange au départ, mais jouissif au fur et à mesure que le film avance.

Je sais que j’ai l’air de dire que The Guest est le film de l’année, mais il faut dire que ce film fait vibrer en moi une fibre nostalgique. C’est cliché et convenu, mais tellement confortable. Vous ne voudrez pas quitter l’écran des yeux durant le visionnement, mais vous l’oublierez probablement rapidement par la suite.

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Pat ne fait que parler de films d'horreur avec ses amis. Sentant que ceux-ci commençaient à en avoir plein leur c*l d'en entendre parler, il décida de joindre l'équipe d'Horreur-Web en 2015 pour laisser libre cour à sa passion. Lorsqu'il n'est pas en train de visionner, de critiquer ou de débattre de cinéma, Pat passe son temps à faire son douchebag en pratiquant le crossfit.

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