Critique – Cabin Fever: Patient Zero (2013)

 

CABIN-FEVER_PZ_THEATRICALRÉALISATION: Kaare Andrews
SCÉNARIO:  Jake Wade Wall
AVEC: Mitch Ryan, Ryan Donowho, Brando Eaton, Jillian Murray et Sean Astin

Cabin Fever…Voilà une série dans laquelle l’intégrité artistique a rapidement prise le bord ! Après que les producteurs aient enlevé la première suite des mains de son réalisateur (n’empêche que  Cabin fever 2 est génial), on nous réserve un troisième chapitre aseptisé et menotté par un son choix de lieux de tournage.

Lors des préparatifs de son mariage en République Dominicaine,  Marcus (Mitch Ryan) se fait « kidnapper »par ses amis qui l’amènent sur un île déserte pour son enterrement de vie de garçon. Le problème c’est qu’il ne sont pas réellement seuls… L’île abrite un centre de recherche médicale dans lequel se trouve un patient (Sean Astin) atteint du mystérieux virus mangeur de chair. Celui-ci est immunisé contre le virus bien qu’il soit porteur, ce qui fait de lui un excellent cobaye pour trouver un remède. Bien entendu, le virus ne restera pas dans le centre de recherche et l’enterrement de vie de garçon tournera rapidement au cauchemar!

Cabin Fever: Patient Zero sent le mauvais « direct-to-video »  à plein nez. C’est pourquoi le film de Kaare Andrews (un populaire dessinateur chez Marvel qui change de vocation de temps en temps) surprend en début de parcours de par son envergure. Le film nous charme avec ses décors naturels de la République Dominicaine, ses personnages de douchebags sympathiques et ses filles en bikini! Dans le genre, il s’est fait bien pire…

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En oubliant que nous sommes en présence d’un Cabin Fever, Patient Zero se laisse même regarder sans qu’on ne s’ennuie. Mais ne nous égarons pas trop. Nous sommes bien en présence du troisième chapitre d’une série bien établie et il ne fait pas de doute que Patient Zero fait pâle figure! Les intentions sont bien là, mais Cabin Fever: Patient Zero ne contient pas la folie contagieuse et l’inventivité qui caractérisaient les deux premiers films, ni son humour irrévérencieux.  Outre le titre et le virus qu’on retrouve dans l’eau, cette suite n’a pas la même mentalité que ses deux prédécesseurs.

On se souviendra du premier film, réalisé par Eli Roth, pour sa scène de karaté venue de nulle part, le rasage de jambes sanglant, le gars qui se lave le pénis au Listerine et le personnage joué par Jordan Ladd qu’on enferme dans une remise. La suite, bien que désavouée par son réalisateur Ti West, est tout aussi géniale. Comment ne pas être diverti par la scène de la fellation avec une fille qui a des broches (en plus d’être infectée), de la scène de sexe dans la piscine ou de l’orgie de vômit sur la piste de danse?? De la pure folie!!

Cabin Fever: Patient Zero a quelques cordes à son arc, mais il s’agit définitivement d’un film qui appartient à une autre ligue. Le ton est plus sérieux et l’humour moins noir. Le gore est très bien fait, mais jamais aussi festif que dans les deux premiers films. On se croirait parfois dans un film de Brian Yuzna. Pourtant, ce ne sont pas les idées saugrenues qui manquent! Il y a quand même un personnage qui se fait défoncer le visage à coups de géant dildo! Puis, il y a une scène de cunnilingus prévisible, mais qui touche néanmoins la cible. Et un combat entre deux femmes infectées, qui est probablement le meilleur moment du film, même s’il aurait dû être plus épique!

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Qu’est-ce qui cloche, alors ? Le scénario de Jake Wade Wall est vraiment ordinaire. Son intrigue offre peut-être au film de magnifiques paysages, mais il confine l’histoire à un bord de plage peu inspirant. Ses dialogues passent peut-être lorsqu’ils sortent de la bouche de jeunes adultes immatures, mais lorsque l’histoire se déplace dans le centre médicale avec les médecins et les scientifiques, il est difficile de prendre le tout au sérieux. On est quand même en présence du scénariste qui nous a donné les remakes de When A Stranger Calls et The Hitcher

Des deux intrigues qui se chevauchent, celles de l’enterrement de vie de garçon m’a semblée la plus intéressante, si ce n’est que les faiblesses narratives se digèrent mieux en compagnie de jeunes immatures. Ce qui se passe dans le centre médicale est plus dur à avaler parce tous les décisions prises par les gens qui y travaillent ne sont pas crédibles. Il y a aussi le fameux patient zéro du titre, interprété par Sean Astin, dont la rancune fait trop souvent dévier l’intrigue en territoire anodin. Puis le revirement qui le met en vedette est de trop.

Cabin Fever: Patient Zero est un film ordinaire sauvé par une réalisation efficace et des effets gores qui assurent! Il ne fait aucunement honte au nom Cabin Fever, mais il fait définitivement partie d’une autre ligue.

 

-Dany Champagne

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Cabin Fever (2002)

Cabin Fever 2: Spring Fever (2009)

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Lorsqu'il ne s'occupe pas de ses trois petits monstres à la maison, Dany Champagne traite d'une autre forme de monstre sur Horreur-web.com, le site qu'il a créé en 2003. Il a une prédilection pour les slashers des années 80 et les films gothiques du studio Hammer.

One Response to Critique – Cabin Fever: Patient Zero (2013)

  1. Jean-francois Ouellet dit :

    Très bonne critique Dany. J’ai vu le film au fanexpo de Toronto cette fin de semaine et il m’a bien diverti. On est pas en présence d’un produit de la qualité des 2 premiers opus, mais celui-ci reste quand même efficace dans sa légèreté. Je lui donnais un 3, principalement pour ses effets gores assez marquant comparé à ce qui s’est fait cette année. Il en vaut le visionnement!

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