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THE HILLS RUN RED
2009
RÉALISATION: Dave Parker
SCÉNARIO: John Dombrow et David J. Schow
AVEC: Tad Hilgenbrink, Sophie Monk, Janet Montgomery, Alex Wyndham et William Sadler
The Hills Run Red met en scène un concept qui n'est certainement pas étranger aux adeptes plus passionnés de cinéma d'horreur; celui de la recherche d'un film rarissime. Si vous aimez le cinéma d'horreur autant que moi, la recherche de la perle rare du passé fait certainement partie de vos hobbies quotidiens. Il est donc facile de se laisser séduire par le synopsis de The Hills Run Red.
Dans ce film de Dave Parker (The Dead Hate The Living), Tyler, un étudiant en cinéma, est tellement obsédé par le film perdu des années 80 The Hills Run Red, qu'il persuade ses amis à produire un documentaire sur son culte. Banni à sa sortie en raison de sa violence et sa cruauté excessive, The Hills Run Red est aujourd'hui un slasher dont seules la bande-annonce et quelques affiches témoignent de son existence. Obsessif, Tyler réussit à trouver la fille du réalisateur, aujourd'hui disparu. Danseuse cocaïnomane, la fille du cinéaste accepte d'amener Tyler et ses amis sur les lieux de tournage du film ainsi qu'à la maison familiale. L'étudiant en cinéma espère bien y trouver les bobines perdues de The Hills Run Red, mais c'est une autre forme de terreur qui se bute à lui!
De par son synopsis, The Hills Run Red annonce un énième pseudo-hommage-grindhouse aux slashers des années 80, mais ce n'est pas tout à fait le cas. Malgré un penchant pour les Madman, The Burning et Just Before Dawn de ce monde, le film de Dave Parker endosse une étiquette bien contemporaine avec une affinité pour les visuels léchés et la violence qui tourne à la torture. La bande-annonce créée pour le film dans le film est bourrée de clichés, mais le vrai film, lui, a le mérite d'offrir au spectateur quelques bons revirements et un synopsis original. Par contre, The Hills Run Red souffre des attentes qu'il créé involontairement en promettant la découverte du slasher par excellence. Malgré quelques bonnes idées, The Hills Run Red ne parvient jamais à conquérir le spectateur et offre plus de satisfaction de sa fausse bande-annonce "cheap" que du film même.
Parker semble sans cesse déchiré entre le désir de livrer un film de la vieille école et celui de montrer son talent de cinéaste moderne et à l'affût des dernières techniques. C'est comme s'il voulait rendre hommage au passé, mais pas trop, pour être certain de ne pas rester prisonnier de ce genre par la suite. Pourtant, ce n'était pas le potentiel qui manquait. En Babyface, il a créé le vilain par excellence. Avec sa chemise carreautée et sa stature imparfaite, il rappelle agréablement les premières incarnations de Jason Voorhees. Dommage qu'une fois le revirement dévoilé (qui n'est pas sorcier à deviner), sa présence devienne accessoire et les chances de voir naître un nouveau croque-mitaine mythique s'évaporent.
Le film aurait été censuré de ses moments les plus gores quelque temps avant sa sortie. Bien que ce soit regrettable d'avoir altéré la vision du réalisateur, je ne crois pas que ce soit ce qui nuise au film. The Hills Run Red aurait plutôt gagné à augmenter son intensité et son suspense au détriment de la violence facile, à la limite de la torture porn. Car une fois que le scénario retourne ses cartes, The Hills Run Red n'a plus grand-chose à offrir d'original ou de palpitant et devient une énième tentative à capituler sur un genre à la mode. Le "vrai" Hills Run Red, celui de la fausse bande-annonce, semble beaucoup plus prometteur.
Si je suis ressorti déçu de mon visionnement initial de The Hills Run Red, force est d'admettre qu'un petit goût de "revenez-y" s'est rapidement installé en moi. Comme quoi, malgré qu'il soit ordinaire, The Hills Run Red possède une certaine qualité de réécoute.



• Cigarette Burns (2005)
• Blood Night: The Legend Of Mary Hatchet (2009)
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