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THE CURSE OF THE WEREWOLF1961
RÉALISATION: Terence Fisher Après avoir donné vie à Frankenstein, Dracula et la momie, le studio Hammer a décidé de s'attaquer à la légende du loup-garou avec The Curse Of The Werewolf. Pour ce faire, le scénariste Anthony Hinds (The Reptile) a adapté le roman Werewolf Of Paris de Guy Endore à la sauce Hammer! Pour faire une histoire courte, Leon Corledo est née d'une grossesse non désirée survenue lors d'un viol entre un mendiant et une servante muette. En raison de ses origines malsaine, Leon a été maudit d'un mauvais sort. Celui-ci se transforme en loup-garou les soirs de pleine lune. Le seul remède à cette malédiction est... l'amour! L'enfance de Leon s'est déroulée normalement puisque celui-ci n'a pas manqué d'amour et de tendresse de ses parents adoptifs. Par contre, à l'âge adulte il décide de déménager pour aller travailler dans une vigne. Il tombe rapidement amoureux de la fille de son patron, mais hélas, celle-ci est promise à un jeune riche arrogant. Se sentant rejeté, la malédiction du loup-garou réparait dans les gènes de Léon. Celui-ci devra réussir à convaincre sa bien-aimée de quitter son fiancé s'il veut éviter de se transformer en bête assoiffée de sang! Bien qu'il puise sa base dans la mythologie populaire du loup-garou, The Curse Of The Werewolf se permet suffisamment de liberté narrative pour se différencier des autres films du genre. Hélas, le résultat ne semble jamais aboutir et c'est un film plutôt ennuyant que livre le vétéran Terence Fisher (Horror Of Dracula). Avec le recul, The Curse Of The Werewolf fait aujourd'hui penser à un mélange entre The Wolf Man et The Omen. Le concept est prometteur, mais le scénario est si mal structuré et lent qu'il est difficile d'avoir le moindre empathie pour les personnages. L'histoire est séparée en trois parties bien distinctes; l'origine, l'enfance et la vie d'adulte de Leon. Chaque segment est intéressant, mais trop élaboré pour être raconté en une vingtaine de minutes. Il aurait été préférable que le scénario se concentre sur un aspect de la vie de Leon et l'exploite à son plein potentiel. Les trois actes du film apportent leur introduction, leur développement et la présentation de nouveaux personnages. Ceci ralenti considérablement le rythme du film qui ne semble jamais réellement démarrer. Aussi, pour un film de loup-garou, The Curse Of The Werewolf est plutôt avare d'horreur et de ... loup! Pourtant, ce n'est pas les opportunités qui manquaient. Tant qu'à voir l'évolution de Leon, il aurait été intéressant de le voir sous sa forme lycanthrope aux différents âges. Le scénario préfère plutôt jouer la carte du romantisme et de l'amour impossible. Le fait que la malédiction se guérisse avec un peu d'amour apporte une dimension assez quétaine à l'histoire et bien franchement, j'aurais préféré que le scénario emprunte un autre avenu. La religion est aussi un thème dominant du film qui est à la limite de la propagande! Le fait qu'un enfant née d'une union non désirée soit ainsi maudit en dit gros sur la mentalité de l'époque! Je dois par contre donner crédit au maquilleur qui a donné un look intéressant au loup-garou. C'est juste dommage que celui-ce ne fasse son apparition que pour les cinq dernières minutes du film. La scène de transformation, quoique rudimentaire comparé à An American Werewolf In London et The Howling est très respectable pour l'époque. On sent l'influence qu'à eu The Wolf Man sans jamais tomber dans le plagiat. En grande partie dû à un scénario faible, Terence Fisher livre un film décevant qui contraste avec ses nombreux classiques. Il faut dire aussi que le cinéaste n'a pu bénéficier de la présence des ses acteurs fétiches Peter Cushing et Christopher Lee. Dans le genre, il s'est fait bien pire que The Curse Of The Werewolf, mais il n'en demeure pas moins que pour un film du studio Hammer, je m'attendais à beaucoup mieux.
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