THE BEAST IN SPACE

1980

RÉALISATION: Alfonso Brescia
SCÉNARIO: Alfonso Brescia
AVEC: Sirpa Lane, Vassili Karis, Claudio Undari, Maria D’Alessandro et Venantino Venantini

Alfonso Brescia est reconnu pour ses saga de films de science-fiction (Space Odyssey, War Of The Robots). Un à la suite de l’autre, il a réalisé pas moins de cinq longs métrages se passant dans l’espace. Malheureusement ( ou heureusement pour certain ), The Beast in Space est son seul spaghetti-science fiction érotique. Voulant frotter son film sur la notoriété de La Bête (The Beast), avec Sirpa Lane, il a non seulement engagé cette actrice, mais écrit le film comme si c’était une minable suite de La Bête.

Suite à une altercation dans un bar avec Juan, afin de se faire la petite minette qui se trouvait là, le capitaine Madison découvre que Juan possède sur lui une fiole contenant une source d’énergie hyper précieuse. Le gouvernement lui demande donc de retrouver la planète où Juan a trouvé sa fiole. Accompagné de son équipage et de la petite minette du départ, Madison se rendra aux confins de l’univers, là où la verge de l’homme n’a jamais baisé!

Je l’ai dit à maintes reprises dans plusieurs de mes critiques: "je ne suis pas un pervers". C’est juste que je trouve ce genre de film à petit budget extrêmement divertissant, hilarant et ironiquement, pas du tout érotique. Je trouve plutôt ça très drôle de voir un italien moustachu en train de caresser trop longuement le corps de sa partenaire et jouer avec ses seins comme si c’était des ballons pour une fête d’enfant. D’ailleurs, l’élément érotique apporte au film une autre ambiance, sans cela, le film paraîtrait trop se prendre au sérieux et il perdrait de son charme.

L’attrait général de ce film est, à mon avis, son manque de budget et le travail évident que l’équipe technique semble avoir fait pour créer les meilleurs effets possibles. C’est ce genre de film où les costumes semblent avoir été fait avec des restants de rideaux et les décors fabriqués dans le sous-sol du réalisateur. On n’a qu’à regarder, peu attentivement d’ailleurs, les scènes où il y a un vaisseau spatial pour apercevoir le fil au dessus de l’engin et que le fond d’espace est fabriqué en papier construction. Bon, j’exagère un peu, ce n’est pas si pire que cela, mais quand même seulement une coche au dessus niveau qualité.

Mais la palme est, selon moi, la scène de combat final. Alors que l’équipage découvre où se cache la précieuse source d’énergie, ils courent vers une mystérieuse grotte. À l’intérieur, ils se font attaquer par des robots ayant l’air du Prince Valium dans Spaceballs. Ce qui est hilarant, c’est que leurs fusils sont en fait une lampe de poche et que chaque fois qu’ils tirent, il n’y a pas d’effets spéciaux, les acteurs personnifiant les robots ne font que tomber subitement. Pire encore, il y a des combats de sabres lasers! Cependant, les sabres sont fait en plastique et contiennent une forte lumière à l’intérieur, ce qui crée un ombrage sur le mur derrière les acteurs. L’éclairagiste ne devait plus savoir quoi faire, car cette scène fait vraiment « j’ai tourner ça dans mon sous-sol un dimanche après midi de pluie avec la camera Fischer Price de mon neveu ».

Sinon, comme pour tout film sans budget, il y a aussi des acteurs sans talents. Aujourd’hui, les acteurs comme cela sont terriblement pénible à regarder. Mais il me semble que dans le temps, comme pour ce film, même si un acteur était minable, il possédait tout de même un certain charme, enfin assez pour rendre sa prestation amusante. C’est très drôle de voir des acteurs réagir de la mauvaise façon ou faire des facéties bizarres devant un événement. Comme la scène ou l’équipage regarde des chevaux de l’espace (!) baiser devant eux. Il y a une actrice qui regarde la scène comme si elle était dans une info-pub pour un produit miracle. Ou alors la scène de combat final mentionnée plus haut où l’une des actrices fait semblant de tirer les robots de la façon la plus monotone et molle du monde.

J’essais d’être impartial, mais c’est dur lorsque je voue un culte au mauvais film de ce genre. En fait, je devrais dès le départ vous avertir de ne pas écouter ce film, que presque 85% de nos lecteurs ne finiront pas le long métrage tellement c’est plate. Mais pour le petit pourcentage qui adore rire devant le manque de qualité d’un film ou regarder une scène de baise entre des chevaux de l’espace, lâchez-vous lousse!

  • Dominic Paulhus

  • La bestia nello spazio (Titre Original/Italie)

  • Plan 9 From Outer Space (1959)
  • Black Candles (1982)

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